Quelques remarques sur un tableau de Diego Rivera

N. Lygeros




Dans ce tableau, avant de voir le cubisme, je vois la civilisation Maya.
La face et la profil des paysannes ont été coupées au couteau, dans le temps.
Leurs formes robustes n’ont rien de difformes.
Il n’y a pas véritablement de la beauté, plutôt de la tendresse.
Ces faiseuses de galettes pétrissent le monde et avec lui un morceau d’humanité.
Les couleurs sont douces et lumineuses.
Simples aussi.
Sans austérité. Elles sont pavées de simplicité.
Comme si tout était simple.
Comme si la révolution n’était pas nécessaire.
Comme si le monde ne pouvait changer.
Ne devait changer.
Pourtant malgré cela, malgré ces rondeurs, la rugueur frappe.
Seulement le tableau ne le sait pas encore.
Il ne put que le deviner.
Et encore…
Ce n’est pas certain.
A moins que les formes cubiques du bas n’annoncent la couleur.







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