Mon ami portugais

N. Lygeros




Il parlait tant bien que mal notre langue
Et il faisait tout pour être discret.
Il cachait sa passion du monde
Et son amour de la vie.
Cependant tout cela ne changeait rien.

Il avait suffi de quelques notes de son pays
Pour couvrir son visage de larmes.
Le noir avait repris le dessus sur les couleurs
Et il m’embrassa comme si c’était la dernière fois,
Comme si c’était une scène des justes.

Depuis, chaque fois que j’écoute ces notes,
Mon ami portugais revient à mes côtés
Comme s’il ne m’avait jamais quitté.
Alors, nous buvons à la santé du soir
Où nous avons compris le sens du noir.







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