Caresses de peupliers

N. Lygeros




Dévêtus par l’hiver trop blanc
les arbres du peuple semblaient si misérables
que nous aurions donné notre vie pour eux.
Seulement lorsque le vent ébranlait
leurs branchages squelettiques,
nous sentions leurs caresses sur notre ciel.
Alors conscients de ce don de la nature
et de l’humanité de ce geste desuet,
nous remercions le silence d’un soupir.







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