Les corps labourés

N. Lygeros




La terre avait donné son dernier souffle.
Dans l’immensité des étendues régnait le néant.
Le soc n’avait plus rien à labourer.
Ainsi vint le tour des hommes
ou plutôt de leur âme
car la famine les avait déshumanisés.
La mort labourait leurs corps
et semait la panique.
Plus rien ne pouvait lui résister.
La terre des hommes devint le souvenir des champs.







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