Les têtes qui ne se courbaient pas

N. Lygeros

Traduit du Grec par A.-M. Bras




Nous examinions attentivement les manuscrits.
Le document secret ne parlait pas ouvertement.
Les écrits concernaient Vienne.
Là-bas se préparait la première légende.
Ou plutôt était-elle morte là-bas.
Cependant vivait l’imprimerie .
Le feuillet portait de profondes blessures.
Nous observions les plus petits détails
Pour apprendre ce qui s’était passé.
Ils avaient une vision mais s’endormirent
Avec un cauchemar de la vieille ville.
Le médecin leur amena la trahison.
Et leur vola les lettres.
Les têtes qui ne se courbaient pas, tombèrent.
C’est ce que disait l’encre noire.
Alors nous décidâmes de mettre
Le signet de la mémoire
Dans cette époque de l’oubli.
Et ainsi naquit la seconde légende.







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