Les soixante mendiants de Leonardo da Vinci

N. Lygeros




Vingt ans après
François dira à Benvenuto :
il n’y a jamais eu un autre homme né au monde
qui en savait autant que Leonardo,
pas autant en peinture, sculpture et architecture
comme il était un grand philosophe.
Seulement maintenant dans le cortège funèbre
il y avait les soixante mendiants.
Ils étaient bruyants dans ce silence.
Sans comprendre réellement
la pensée du maître de la Renaissance,
les ordres avaient suivi
et les hommes de la rue
s’étaient mis à marcher
derrière le mort inconnu.
Ils parlaient de lui,
cherchant à comprendre
ses dernières volontés,
sans se rendre compte
qu’ils n’étaient là que pour cela.
Car ce qu’aimait par dessus tout
l’homme qui n’existait pas,
c’était la pensée humaine
cherchant à comprendre
l’indicible.







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