La mémoire de pierre

N. Lygeros

Traduit du Grec par A.-M. Bras




Lorsque, pour la seconde fois, mon regard aperçut
la solitude abandonnée
il n’a pas senti l’absence des hommes
mais les larmes de pierre.

Seulement celle-là a solidement tenu l’œuvre de la blessure
dans notre désert invisible
elle n’a laissé ni la souffrance de la patrie
ni les places fortes de la mémoire.

Quand mes mains touchèrent les bougies secrètes
dans notre église qui n’était pas réduite en esclavage
elles n’ont pas senti le poids de l’otage
mais les couleurs de la pierre.







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