Un violon Guarnerius

N. Lygeros




Malgré le temps ou peut-être grâce à lui,
le son d’un violon Guarnerius se propageait
dans l’esprit de l’humanité,
infatigable.

Chaque joueur ne jouait que quelques notes
pour changer l’histoire de son temps
sans pouvoir saisir l’essence
de l’imagination.

Il fallait un maître pour le faire sonner
sans éveiller les soupçons de la société
qui ne connaissait la puissance
de l’immortalité.

Chaque mouvement était un acte
qui n’attendait rien des autres
mais voulait créer la nécessité
d’exister.

Ainsi le violon s’échappa du bruit
pour engendrer l’image
de l’impossible devenu
réalité.







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