Les portraits du musée Fabre

N. Lygeros





Les huiles sur bois bien plus précieuses que l’essentiel
attendaient depuis des siècles l’éclat du regard
d’un visiteur inconnu, étranger ou curieux.
Tous ces hommes et ces femmes ne voyaient
que des tableaux sans profondeur
car ils n’étaient pas prêts à supporter
le poids de la peinture traversant les siècles
à la recherche de la croisée du bleu,
immobiles dans l’espace sonore.
Les portraits n’étaient pas accrochés au mur
mais dans le conservatisme de la critique.
Il fallait du sang nouveau pour saisir
l’ampleur de ces éclats d’humanité.







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