Les droits de l'enfant à Chypre de Kyriakos Kalattas

N. Lygeros




Merci Madame la Présidente,
La communauté internationale affirme suivre le chemin du respect absolu et de la protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. En réalité, ceux-ci sont violés de manière flagrante dans différentes parties du monde. La population chypriote est un exemple de cette violation par la Turquie depuis 1974. Une attention particulière doit être portée à la violation des droits et des libertés. Les enfants chypriotes grecs qui vivent dans les territoires occupés par la Turquie.

Les refus continuels des forces turques d'occupation de permettre le fonctionnement de toute école secondaire dans les territoires de la République de Chypre occupés par la Turquie obligent les enfants chypriotes grecs à quitter leur familles pour la partie libre de Chypre où ils peuvent poursuivre leurs études.

La Turquie qui est responsable, selon la Cour Européenne des Droits de l'Homme, de tout acte ou décision de l'administration turco-chypriote qui lui est subordonnée, en interdisant le fonctionnement de toute école secondaire dans les territoires de la République de Chypre qui sont sous son contrôle, viole les articles 2, 5, 8, 9, 16 et 28 de la Convention des Droits de l'Enfant, qu'elle a ratifiée le 4 Avril 1995. De plus, l'attitude de la Turquie viole l'article 11(1) du Convent International sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels, les articles 12(1) et 17 du Convent International sur les droits Civils et Politiques et les articles 12 et 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Il est important de mentionner que l'administration Turco-Chypriote qui est subordonnée à la Turquie, en signant un accord en présence et sous les auspices du Secrétaire Général des Nations-Unies à Vienne en août 1975, est dans l'obligation de faciliter les procédures ayant trait à l'éducation, la santé et la religion de la population chypriote grecque qui vit en territoires occupés par la Turquie, en permettant les mouvements libres et la présence d'enseignants, de médecins et de prêtres chypriote grecs dans ces territoires.

Malheureusement malgré ces obligations spécifiques, aucune des mesures de l'accord n'a été appliquée par la Turquie et sa ''subordonnée'' dans les terrritoires occupés de la République de Chypre. Au contraire, la population chypriote grecque qui vit dans ces territoires est devenue la victime de traitements inhumains et de persécutions, planifiées, organisées et appliquées par la Turquie, dans le but de les expulser de leurs maisons et propriétés.

A ce jour, seulement 400 chypriotes grecs vivent dans les territoires occupés par la Turquie sur les 20.000 qui vivaient juste après l'invasion turque de Chypre en 1974, tandis qu'aucune école secondaire n'a encore eu le droit de fonctionner.

Merci Madame la Présidente.







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