Sur la recherche de la clarté

N. Lygeros




Pour Ludwig Wittgenstein, il y a dans le progrès qui caractérise notre culture un élément qui aliène la clarté. En effet il écrit : « La clarté elle-même ne fait encore que servir une telle fin, au lieu d'être à soi-même la fin. Pour moi au contraire, la clarté, la transparence, est à elle-même sa propre fin ». Et il explicite sa pensée de la manière suivante : <
Nous nous rendons compte via ce paradigme, que l'opposition que crée la pensée de Ludwig Wittgenstein au sujet de la clarté et de la construction, une fois incorporée dans une structure diachronique dont les éléments sont évidents mais non clairs, devient en réalité un mode opératoire dynamique certes mais essentiellement isomorphe à la recherche constructive. Et donc cette opposition qui semble dogmatique se transforme en opposition de dogmes isomorphes. Cela nous permet d'interpréter l'approche considérée comme un choix effectué a priori et justifié a posteriori par l'isomorphisme cognitif. Ainsi l'apparition synchronique se résout via l'introduction de la diachronie. De même et ce de manière générale la recherche de la clarté peut elle-même être interprétée comme la construction d'un édifice que nous pourrions caractériser comme une hyperstructure car elle n'est pas le même sens que les précédents. Cependant elle n'en constitue pas moins une construction puisqu'elle est par nature perfectible et en ce sens évolutive et constructive. Même s'il est vrai qu'une fois aboutie via la complétion, elle semble rigidifiée. Pourtant même dans ce cas elle ne peut théoriquement être à l'abri d'une généralisation qui la contiendrait en tant que théorie élégante et qui parviendrait à une encore plus grande clarté.







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