49588 - Réactions et résistances

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras

Vassiliki : A qui dire des contes ?
Paul : A ceux qui en ont besoin.
Vassiliki : Qu’entends-tu par là ?
Paul : Avant tout, les petits hommes.
Vassiliki : Et qui d’autres ?
Paul : Ceux qui aiment l’imagination.
Vassiliki : C’est une forme de libération aussi. Un temps.
Paul : S’il y a un siège, oui.
Vassiliki : Et sinon ?
Paul : Alors, c’est une détente.
Vassiliki : De la tension qu’on subit…
Paul : Dans la société.
Vassiliki : Et moi qui aime les contes ?
Paul : Tu fais partie de la première catégorie. Silence.
Vassiliki : Tu ne parles pas de cette façon parce que nous avons une pandémie ?
Paul : Non, il y a des gens, même pendant la pire catastrophe, qui demanderont toujours quelque chose.
Vassiliki : Tu parles aves des sous-entendus ?
Paul : Non, ne t’inquiète pas. Un temps.
Vassiliki : Je me disais aussi …
Paul : Tu n’as pas parlé des paraboles.
Vassiliki : C’est vrai.
Paul : Ni des koans.
Vassiliki : Bien sûr !
Paul : J’ai compris que tu attendais quelque chose.
Vassiliki : Oui, je veux y penser encore un peu.
Paul : Nous ne sommes pas pressés…
Vassiliki : C’est ce que je pense aussi.
Paul : La parole de Sotiris t’a étonnée ?
Vasiliki : De temps en temps, oui, mais je ressens en même temps l’Amour de l’Humanité qu’il y a en lui.