8356 - Les menaces de la Turquie

N. Lygeros

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Les menaces de la Turquie fusent de partout. Elles tentent d’intimider la France, l’Arménie, la Grèce, Chypre, Israël… Cependant leur rayon d’action n’atteint que les poltrons. En effet ce type de comportement est tout à fait diachronique, il date même de l’époque ottomane qui engendre tant de nostalgie à la Turquie actuelle. C’est une habitude qu’elle ne peut s’empêcher d’exprimer envers et contre tous. Il est vrai qu’elle a du mal à accepter que peu à peu tout le monde va non seulement dans le sens de la reconnaissance du génocide des Arméniens mais de plus, ose aller au-delà avec la pénalisation. Par ailleurs, elle ne supporte pas l’alliance de Chypre avec Israël en ce qui concerne les forages dans leurs Z.E.E. De plus, ces derniers ont l’appui des États-Unis et de l’Union Européenne. Et à présent, la Russie pense qu’il serait judicieux d’effectuer des forages dans le sud de la Crète, à savoir dans la Z.E.E. de la Grèce. En tenant compte de tout cela mais aussi du fait que Chypre aura la présidence européenne dans le second semestre de l’année 2012, alors que la Turquie ne reconnaît même pas son existence, il est naturel qu’elle en vienne à parler de geler des relations diplomatiques avec l’Union Européenne. Si même cela fait peur à certains, ils doivent bien prendre conscience que nous sommes à la limite du ridicule politique. Le problème générique de la Turquie, c’est qu’elle n’aime pas avoir tort même si elle est responsable du génocide des Arméniens, des Assyro-Chaldéens et des Pontiques. En ce qui concerne Chypre, la Turquie est responsable de l’invasion de 1974, de l’occupation de 37 % du territoire chypriote qui est désormais européen alors qu’elle a deux résolutions des Nations unies contre. Cependant sans tenir compte de cela, elle a aussi commis l’erreur en 1983 de reconnaître les territoires occupés comme un État indépendant. Depuis, elle s’en mord les doigts sur le plan géostratégique car cela lui engendre des problèmes dans le cadre du conflit du Nagorno-Karabagh. Enfin il y a le problème général des oléoducs et gazoducs qui la préoccupent. Elle ne sait pas comment s’en sortir ou plutôt elle ne veut pas tenir compte des droits de l’homme aussi elle mise sur les poules mouillées qu’elle peut trouver dans différents pays pour augmenter l’impact de ces menaces diplomatiques. C’est bien sûr sans compter sur les défenseurs des droits de l’homme, qui ne se laissent pas intimider si facilement et qui la connaissent bien depuis le temps. Aussi elle tente de monter d’un cran le conflit diplomatique afin d’entraîner avec elle tous ceux qui ont des réflexes prétendument anticonformistes mais qui sont prévisibles même par la diplomatie de l’appareil turc, c’est dire !